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DARWISH Asma

Droits des femmes, droits civiques et politiques

Description

Asma Darwish est une défenseuse des droits de l’Homme d’origine arabo-persane vivant en France. Elle s’est engagée activement dans les manifestations du printemps arabe en 2011 au Bahreïn, son pays d’origine. En tant que défenseuse internationale des droits des femmes, de la liberté d’expression et des droits civiques et politiques, elle a déjà écrit de nombreux articles et participé à plusieurs travaux universitaires. Au fil des années, Asma a travaillé et travaille toujours auprès d’ONG pour élaborer leurs stratégies et leurs campagnes de défense des droits de l’Homme.

 

 

Interview d’Asma Darwich – 2 août 2023

Pourriez-vous vous présenter ? 

Je m’appelle Asma Darwish et je suis une défenseuse des droits de l’homme originaire de Bahreïn, installée en France en tant que réfugiée politique depuis 2015.

Je vis à Tours et je travaille , avec le statut d’entrepreneuse, dans la communication sur les Droits de l’Homme, afin d’aider les ONG à monter leurs campagnes, utiliser les outils de plaidoyer et donner à leur cause une portée internationale. Je travaille actuellement comme chargée de campagne dans une organisation appelée CIVICUS, qui est une alliance d’organisations de la société civile du monde entier. Cette structure compte plus de 15 000 membres partenaires.

Pourriez-vous m’en dire plus sur votre projet et votre association ?

Je suis engagée dans un projet au sein de CIVICUS, appelé « We Rise Initiative« , que je co-dirige.

Il s’agit d’un projet qui rassemble et met en lien des organisations de la société civile membres de CIVICUS, afin de réfléchir et travailler collectivement, sous la forme d’ateliers de travail, à la mise en place d’outils de plaidoyer, de campagnes de sensibilisation et de formations.

Ces outils seront employés dans le cadre de la conception de campagnes locales adaptées, grâce à une approche communautaire, à chaque problématique, sous l’égide de la campagne mondiale de CIVICUS. L’objectif est ainsi de créer, au travers de ces campagnes locales, un espace civique élargi où la liberté d’association est protégée et mise en valeur.

Comment l’initiative Marianne vous a-t-elle aidée à concrétiser votre projet ? Quelles sont les activités qui vous ont été le plus utiles pendant le programme ? 

Lorsque j’ai rejoint l’Initiative Marianne, les projets que je souhaitais développer n’étaient pas totalement concrets. J’avais essentiellement comme objectif de renforcer mon réseau, mes relations et ma connaissance de l’écosystème des droits de l’Homme en France. L’Initiative Marianne m’a permis de prendre part à des réunions, des rencontres passionnantes avec de nombreux acteurs en France (acteurs politiques, organisations de défense des droits de l’homme ou de la société civile), sur lesquels je peux désormais m’appuyer afin de renforcer mon travail autour de la question des droits de l’Homme.

J’ai également eu l’occasion de prendre la parole lors de différentes conférences et tables rondes, ce qui était vraiment formidable. Avant, je n’osais pas intervenir dans ces conférences ou tables rondes en français, et j’ai été énormément poussée à le faire par les opérateurs dans le cadre de l’Initiative Marianne, ce que j’ai vraiment apprécié.

Avez-vous gardé beaucoup de contacts avec les autres lauréats du programme ?

Depuis la fin du programme, je n’ai pas maintenu un contact très régulier avec les lauréats. Pendant toute la durée du programme, nous avons collaboré et partagé beaucoup de choses : le fait de partager le même espace avec des personnes venant de différents pays, de différentes cultures, nous a forcément posé quelques défis au début, que nous avons finalement surmontés. Nous avons chacun raconté nos histoires, partagé nos expériences et notre savoir-faire, et avons beaucoup appris les uns des autres. La communication n’a pas toujours été facile mais pour moi, ce n’est pas une chose négative, c’est même essentiel de pouvoir gérer des situations ou une communication difficile.

Souhaitez-vous ajouter quelque chose ? 

J’espère que ce que nous avons travaillé et commencé à développer pendant ces six mois ne s’arrêtera pas à la fin du programme. J’espère que les projets entrepris par chacun pourront être poursuivis, que les préoccupations et les demandes que nous avons formulées continueront d’être suivies.

J’espère que la collaboration et les opportunités de mise en réseau, la possibilité de s’exprimer dans de telles conférences, dans de tels environnements, se poursuivront. Je serais tout à fait disposée à continuer à travailler dans le cadre de l’initiative Marianne, avec tous les acteurs, qu’il s’agisse de l’association, des ministères avec lesquels nous avons travaillé, ou des organisations de la société civile.

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